Panneaux de PFE :









Maquettes :



Le territoire nord marseillais constitue le support du projet. L’ensemble du PFE s’articule autour de celui-ci : autour de ses caractéristiques urbaines,de ses potentialités paysagères, des besoins de ses habitants, de ses réseaux de transports, de sa topographie, de son sol etc... Le territoire est devenu le substrat du projet et lui donne son identité première.
C’est une topographie, des vues, un climat, mais aussi les traces de l’histoire, créant une ambiance spécifique – un genius loci – du lieu.
Le projet s’insinue sur l’ensemble du territoire nord, et s’attache à mettre en valeur ses qualités. Des qualités qui au fil des siècles furent oubliées. Les reconquérir, c’est rendre aux marseillais le confort d’habiter un lieu revalorisé, favorable au déploiement de soi et au partage.
Intituler ce PFE « Construire sur l’horizon » évoque tout l’intérêt que porte le projet au paysage et notamment au paysage maritime. L’horizon porte en soi quelque chose d’obsédant. Pourquoi lorsque nous sommes face à la mer, regardons nous plus l’horizon que la mer elle même ? L’horizon serait-il l’objet obsessionnelle du voyageur/conquérant qui sommeille en nous ? L’univers infini de tous les possibles ? Construire sur l’horizon, c’est construire avec lui, sur lui, construire sur la surface de mer depuis la terre. La mer est une richesse, d’une certaine façon, voir la mer et l’horizon c’est les posséder tout deux.

« Ici, rien n’est pire qu’ailleurs. Ni mieux. Du béton dans un paysage convulsé, rocheux et calcaire. Et la ville là-bas, à gauche. Loin. On est là, loin de tout. Sauf de la misère. Même le linge qui sèche aux fenêtres en témoigne. Il semble toujours sans couleur, malgré le soleil et le vent qui l’agite. Des lessives de chômeurs, voilà tout. Mais, par rapport à « ceux d’en bas », il y a la vue. Magnifique. La plus belle de Marseille. On ouvre sa fenêtre est on a toute la mer pour soi. C’est gratuit. Quand on n’a rien, posséder la mer – cette Méditerranée – c’est beaucoup ».
Propos tenu par Fabio Montale commissaire des banlieues nord, le héros récurrent des romans de Jean-Claude Izzo - extrait de Chourmo - edit. Gallimard, 1996



 

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